« Amoureuse de cuisine et de vins, j’ai la passion de rassembler ces deux grands créateurs d’émotions en vous proposant le plus court chemin de la vigne au verre. »

CURRICULUM VINAE

 Fonction  – Distribution professionnelle BOURGOGNE & LYON
Signes 
particuliers 
– Bourguignonne … « la la la,la, la la la la leeeere, la la la … »
– Ceinture noire (2ème dan) de pâté en croûte
– Une mémoire gustative à faire pâlir un poisson rouge
– Toujours un tire-bouchons et un opinel dans le sac à main
Régions 
de cœur 
– Bourgogne et Beaujolais … « pourquoi, il y a d’autres régions qui font du vin ? »
Ce qui la met
en colère 
– Qu’on lui dise : « c’est très bon mais c’est trop cher pour un Gamay ! »
Citation  – « Le vin, c’est de la poésie en bouteille. »
Email  annesophie@terroirsandco.fr
Téléphone  – 06.87.08.76.06

Anne-Sophie, c’est quoi le vin pour toi ?

La partie intégrante du repas. La plus concrète à mes yeux : le vin est une partie intégrante du repas. J’aime construire des accords et révéler les différents visages d’un vin. Je ne manque jamais l’occasion de suggérer quelques idées d’accords à mes clients lorsque nous dégustons.

Une émotion. Le vin a aussi pour moi une dimension artistique, il exprime une émotion, il raconte une histoire, il décrit un lieu … Il y a une dimension affective parfois, liée à la rencontre avec le vigneron, le contexte ou l’occasion. En somme, le vin a une dimension subjective que je trouve très excitante.

Une passion. Et puis le vin c’est surtout une passion, une vocation, un univers. Il m’a abordé vers l’âge de 18 ans, puis m’a envahi rapidement. Passion et vie professionnelle se sont liées car j’ai trouvé mon évidence, mon accomplissement et me suis sans doute révélée personnellement dans ce petit monde : « le monde du vin ».

Quelles sont tes plus belles rencontres vigneronnes ?

La toute première expérience, c’est le travail dans les vignes, à 18 ans chez Jean-François Frileux. C’était une année caniculaire (un comble pour un vigneron de ce patronyme), autant dire que j’ai trouvé ça très difficile physiquement … Et je suis pourtant restée curieuse de comprendre comment ça marchait. Jean-François m’a en quelque sorte « pris sous son aile » pour nourrir ma curiosité. Il a transformé une expérience qui n’était qu’un job d’été en révélation.

Le vigneron est une femme. Partie à l’aventure seule dans le vignoble Languedocien, je m’arrête un jour chez Valérie Guérin à Fitou au domaine de Mille vignes. Fabuleux moment ! J’ai pu déguster tous les vins, visiter le chai et faire le tour des vignes avec elle. C’était la première fois pour moi. Je retiens surtout sa bienveillance à mon égard et sa volonté de me faire passer un message. Je pense qu’elle avait été touchée par ma démarche et moi émerveillée par ce qu’elle me donnait.

Des vignes et des hommes. Quelques personnalités m’ont plus particulièrement touchée pour leur engagement et leur dévouement face à la vigne et au vin. Je pense à Julien Guillot Les Vignes du Mayne, Jérôme Guichard au Domaine de Sauveterre, Marc Delienne à Fleurie, Hubert et Heïdi Hauhsser en Alsace, Alain Hasard au Domaine les champs de l’Abbaye, Thiebault Huber au domaine Huber-Verdereau, Arthur Bohn en Alsace … Tous ont ce pont commun d’être en mission au service de la vigne et leurs propres convictions.

Tes plus grands souvenirs de dégustation ?

Mon premier Grand Cru. Alors que le vin et la dégustation sont plutôt des histoires de partage, je citerais en premier souvenir mon premier grand cru qui fut pour le coup dégusté en solitaire. Un Charme Chambertin du domaine Taupenot-Merme. C’est un sommelier qui m’a offert la dite bouteille que des clients n’avaient pas terminé. J’ai surmonté mon excitation pour me délecter solennellement des deux verres restants … C’était « Wahou », évidemment !

Le Corton coule dans mes veines. Au caveau du village d’Aloxe-Corton dans lequel je travaillais, les vignerons avaient pour tradition de se recevoir les uns les autres à tour de rôle. Chaque mardi et jeudi de décembre, ils faisaient ainsi goûter leurs vins tout juste entonnés, et proposaient un tour de cave pour déguster « quelques » vins en bouteilles. J’ai ainsi pu déguster près de 150 vins de Corton et Aloxe-Corton sur des millésimes parfois très reculés. Quel privilège !

Tradition et transmission. J’ai souvent été touchée par le poids de la tradition et le besoin de transmission qui régnaient dans les caves lors de mes visites. Ce fut tout particulièrement le cas chez Boiley-Frémiot dans le Jura, un extraordinaire souvenir de dégustation de vins jaunes. L’immense cave du domaine couvaient patiemment des élevages de 10 ans en fût ! … Une rotation de millésimes impressionnante pour ces grands vins de méditation.

Tes derniers coups de cœur ?

Le Clos des Mourres d’Ingrid et Jean-Philippe Bouchet, tant pour les vins que pour les vignerons. Les vins sont gourmands, frais et digestes dans une région où cela relève du défi (Vaison-La-Romaine) ! Et puis coup de cœur amical pour les belles personnes que sont ces vignerons.

La Banlieue Rouge d’Yvan Bernard en Auvergne. Top gamay sur granit, charmeur, suave (le vin, pas Yvan !) qui exhale les petits fruits mûrs et les épices.

Quelques cuvées à l’impromptu. Les vins de Cyril Vuillod dans le Beaujolais, ceux de Guillaume Overnoy dans le Jura ou encore l’aligoté de Nicolas Faure en Bourgogne. Instant vibratoire avec un Manganite de Julien Guillot, et les vins de Nicolas et Antoine Robert du domaine Robert-Denogent.

Quelques moments en image …