Présente au domaine depuis le XVème siècle, la vigne est conduite depuis 2006 par Philippe et Diane Cauvin, les vignerons amoureux de Fronton. ils conduisent leur domaine en biodynamie pour nous offrir des vins gourmands, profonds et équilibrés. Leur secret : la passion, le respect de la nature, l’humilité, la patience et un travail précis dans l’accompagnement du végétal.

Négrette et Bouysselet, des cépages autochtones uniques

Fronton a la chance de s’appuyer sur un cépage autochtone confidentiel et insolite, la Négrette. Il donne lieu à des vins sombres qui développent des arômes de violette, de fruits rouges ou noirs, de réglisse, et de petites notes épicées qui lui confèrent parfois des faux airs de Syrah. Un caractère unique !

Par ailleurs, le domaine a réhabilité un autre cépage autochtone, le Bouysselet, descendant du Savagnin jurassien et du Plant de Cauzette béarnais. Tout d’abord appelé Prunelard Blanc, par ressemblance ampélographique avec son frère noir gaillacois, il est désormais en cours de réhabilitation au Domaine, seul endroit où l’on peut le découvrir à nouveau grâce à un travail unique de surgreffage sur 0.7ha en 2011, puis 1ha en 2015. Issu de bois de taille d’une parcelle pré-phylloxérique franc de pied de Villaudric, il a été regreffé sur une parcelle de Négrette de 15 ans d’âge. Convoité par les Frontonnais, le Bouysselet est en attente d’enregistrement officiel au registre des vieux cépages oubliés. Mais il suscite déjà le questionnement et la curiosité des grands amateurs.

Biodynamie et approche naturelle

A peine arrivés au domaine, Philippe et Diane Cauvin ont entrepris la conversion de leur domaine en bio puis en biodynamie . La qualité exceptionnelle de leurs vins est à la hauteur du travail entrepris : pas de désherbant, pas de chaptalisation, pas de levurage, pas de collage, pas d’intrant œnologique, mais un travail des sols, l’utilisation de plantes autochtones telles que la camomille ou la fougère.

Les Vins du Château La Colombière


La Colombière Les Jacquaires

Les Jacquaires. La cuvée provient d’une complantation de Bouysselet, Chenin et Sauvignon. Probablement un héritage des pèlerinages menant à Saint Jacques de Compostelle. Des arômes de poire, de pomme et d’agrumes abricotés contribuent à belle persistance aromatique de ce vin. Sec et minéral, il ne manque toutefois pas de rondeur : voilà un vin énergique et désaltérant ! 


Les Frontons Flingueurs. Un vin de plaisir et de convivialité par excellence ! Nez gourmand de fruits rouges et noirs, quelques notes florales et des épices. La bouche ronde, gourmande, portée par des tanins fondus. A dégainer sans soif : j’ai connu une Toulousaine qui en buvait au petit déjeuner. 


Les Frontons Flingueurs. Une pure Négrette (100%). Un vin étincelant à la lumière dans sa robe oscillant entre pétale de rose ancienne et reflets saumonés. Des notes de fraise, de grenadine et quelques touches d’agrumes dominent un nez frais et minéral. La bouche bénéficie d’un parfait équilibre entre volume, rondeur et une très agréable acidité. Rafraîchissant et croquant à l’apéritif, il ne manque pas de fond pour devenir un partenaire gastronomique.


Fronton Coste Rouge. une somptueuse interprétation de la Négrette. Un vin aux arômes floraux insolites de rose, violette, genièvre et de fruits rouges, légèrement torréfiés. En bouche, il propose un beau volume, de la puissance et de la générosité sur des tanins souples, de la fraîcheur et de la minéralité sur des notes de poivre et d’épices douces. Coste Rouge s’affirme au fil des cuvées comme un grand vin de gastronomie.


Fronton Bellouguet. Signifie ‘joli petit lieu’ en Occitan. Cette cuvée donne lieu à un magnifique modèle de Fronton nouvelle génération. Assemblage de Négrette (50%) et une complantation de Cabernet Franc (40%) et Cabernet Sauvignon (10%). Le fruité est délicat, les tannins fins, la structure juste. Son acidité allonge l’ensemble de manière très sapide et intensifie les notes sous-bois et de framboise. Fraîcheur, finesse. Un grand vin.


Le Grand B. Le Château La Colombière remet au goût du jour Le Bouysselet, vieux cépage oublié. Ce descendant du Savagnin donne à ce vin un caractère très original, à la fois aromatique et ample. On retrouve des arômes de poire, pomme, agrumes, abricot auxquels se mêle une trame citronnée. Citron jaune, citron vert, tilleul verveine. La bouche s’appuie sur une tension minérale mûre et une belle longueur légèrement saline en finale. Assurément un des plus grands vins blancs du Sud-Ouest !


Quelques photos de La Colombière

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