Agarrus, c’est la belle histoire d’un Alsacien installé dans les Cévennes, Serge Scherrer, facteur le matin et vigneron l’après-midi. Jusqu’à sa retraite en 2018, la carrière de Serge Scherrer au sein de La Poste ressemblait fort à un accident de parcours forcé par les événements de la vie, car l’ancien élève au lycée agricole et viticole de Rouffach (Haut-Rhin), titulaire d’un BTS agronomie, avait une tout autre destinée. C’est pour cela sans doute que l’homme a toujours gardé un œil sur la vigne qui l’entourait pour finalement y dénicher la perle rare.

Une vigne sauvée de l’arrachage

En 2007, il rachète moins d’un hectare que son propriétaire souhaitait arracher trois jours plus tard. C’est le début de l’histoire. Avec sa passion et peu de moyens, il élabore ses premières cuvées dans un hangar de 50m2 partagé avec un potier, en suivant son inspiration et ses convictions. Au fil des années, il ajoute quelques parcelles de vieilles vignes à son domaine pour atteindre aujourd’hui une surface totale de 7 hectares et quelques rangs.

Une approche naturelle au service du terroir

Le domaine Agarrus qui s’étend en bordure de garrigue est intégralement conduit en culture biologique certifiée. Le respect de la nature est le maître mot : travail des sols sans désherbant, sans engrais et sans produits de synthèse. Vinifications sans intrants. Il en résulte des vins qui expriment merveilleusement leur terroir et valorisent le fruit avec justesse et précision.

Les vins du domaine Agarrus


La Vigne du Facteur – Une cuvée 100% plaisir à la buvabilité extrême en IGP Cévennes. Vendangée manuellement et vinifiée de façon naturelle. La robe est assez profonde avec de jolis reflets violets. La bouche, juteuse et charnue, ne cède rien à l’équilibre du vin qui s’exprime sur des notes de fruits noirs et quelques épices. On croque dans le fruit avec une gourmandise non dissimulée.


Les Toiles, Duché d’Uzès – On est immédiatement séduit par ce vin de caractère à la structure juste. Subtilement épicé et doté d’une certaine complexité, il ne renie jamais la dominance de sa délicieuse trame fruitée en affichant une fraîcheur étonnante. Il faudrait être fou pour passer à côté, surtout si vous disposez d’une belle pièce de bœuf, rassie et persillée comme il se doit


Quelques photos du domaine

%d blogueurs aiment cette page :